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Les dervishes tourneurs de Konya

14 Déc

On ne se serait probablement jamais arrêté à Konya si notre venue en Turquie ne coïncidait pas avec un des festivals les plus importants de Turquie, qui attire jusqu’à un million de visiteurs pendant une semaine.

Certains d’entre vous ont peut-être déjà entendu parler de Rumi : on voit certaines de ses citations fleurir sur le web à certaines périodes. Du style: « Dans l’humilité, soit comme la terre. Dans la générosité, soit comme l’eau de la rivière ». Moi j’ai toujours trouvé ça trop littéraire et casse-tête, mais il faut croire que ça a du succès.

À l’origine, Rumi est plus qu’un poète : c’est le père du Sufisme, ce courant modéré, mystique et poétique de l’Islam (enfin, c’est ma définition personnelle). Le 17 décembre marque l’anniversaire de sa mort, autrement dit de sa « rencontre avec Allah ». Les dervishes tourneurs symbolisant la communion avec Allah (et les dervishes ayant été créés par Rumi), les 7 jours précédant l’anniversaire sont donc ponctués de semah, la cérémonie / danse des dervishes.

J’avais déjà eu l’occasion de voir des dervishes tourneurs à Brest, mais je voulais voir si dix ans en plus me permettraient de mieux apprécier la cérémonie. Manque de bol, j’ai trouvé ça aussi looong que lorsque j’étais ado. Ferdi aussi, je crois bien. Ça tient surtout au lieu, pas « religieux / spirituel » pour un sou, et aux impolis qui prennent des photos / bougent / ont leur téléphone qui sonne… : difficile de rentrer dans l’ambiance et de se faire absorber par la danse !

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Dervishes tourneurs en action au Mevlana Cultural Centre

J’ai de bonnes photos sur mon appareil mais, faute d’ordi, ça attendra :)

Le mercredi matin, détour par le tombeau de Rumi, là où lui, sa famille et ses « disciples » reposent dans des sarcophages en pierre recouverts d’un linceuil. Photos interdites, lieu sacré oblige ! Le reste des prémices, cependant, peut aussi se visiter : les cellules, cuisines et salles communes / d’entraînement des dervishes. Plutôt intéressant, mais il y avait un groupe de femmes turques dans la cinquantaine qui nous a… fasciné.

Un vrai spectacle ! Imaginez de petites femmes rondelettes s’1m50-60, toutes vêtues de la jupe et haut/manteau un peu fermier, un foulard noué sur la tête, à se dandiner, se presser, s’agglomérer autour du guide (qui les dépassait d’une tête), à s’interpeller, piailler… Plus tard, Ferdi évoquera un « troupeau de pingouins ». Un peu irrévérencieux mais il faut bien le tourner au ridicule, quand on voit à quel point elles manquaient de politesse. Ça te rentre dedans, ça se pose juste entre toi et le panneau que tu lis (20cm de distance), ça t’agrippe le bras pour se hisser sur la pointe des pieds… Multiplié par 40 pingouins. Une folie! Juste incroyable… :)

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Le bâtiment hébergeant les sarcophages et la piste de semah officielle

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La mosquée juste à quelques pas du sanctuaire

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L'équivalent des fontaines de Lourdes à la sauce Rumi : et que je te remplisse des bouteilles de coca de 2L !

Au final, une visite plus intéressante que le semah de la veille. Et c’est parti pour la station de bus ! Konya : 20 heures au total.

Conseils Konya : chambre double à Ulusan Hotel – 80 TL. Très propre et bien situé à mi-chemin entre Alaaddin Camion et le Mevlana. L’entrée au Mevlana (3 TL) vaut le coup, mais chercher des semah.ailleurs qu’au Cultural Centre.

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Publié par le 14 décembre 2012 dans Turquie

 

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