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Derinkuyu, Ilhara & Selime

15 Déc

Une fois n’est pas coutume, j’ai suivi un tour, un vrai tour avec un guide, un minibus & un groupe de touristes. C’est que c’est grand, la Cappadoce, et que pour voir tout ça par nous-même, il nous aurait fallu prendre pas moins de 7 bus / dolmus différents, et couvrir 200km par nos propres moyens.

Toutes les agences de Göreme proposent le Green et le Red tour. Le Red n’a aucun intérêt particulier, surtout étant donné que la plupart des visites sont à proximité de Göreme et peuvent se faire en autonome. On a pris le Green, avec Nese Tour. Toujours acheter le billet dans la ville elle-même ! À Pamukkale, ils vendaient le tour pour 100TL, contre 80 ici…

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Le tour a commencé par un arrêt au-dessus de Göreme et de la Pigeon Valley. Il y a énormément de pigeonniers creusés dans la roche, avec un accès via tunnel secret, pour empêcher les renards et autres prédateurs d’attaquer.

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La Pigeon Valley. In peut distinguer les trous des pigeonniers dans la roche

Les pigeons étaient élevés pour différentes raisons : communications (les fameux pigeons voyageurs), l’utilisation du guano comme fertilisant et liant pour les pigments des fresques, comme symbole de la chrétienté de la région, etc… L’usage s’est un peu perdu depuis les années 50, avec l’arrivée des fertilisants chimiques et l’assèchement du ruisseau du village.

Il y a toujours beaucoup de pigeons dans le coin, mais pas autant qu’à l’époque d’or où le nombre de pigeons indiquait le niveau de richesse d’un foyer. Il était courant de demander combien de pigeons avait la famille avant d’accorder la main de sa fille :)

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On est ensuite passé à Derinkuyu, une des deux plus grandes cités souterraines de Cappadoce. Les 2 premiers niveaux datent des Hittites, 2000 av. JC, mais de plus en plus de niveaux ont été creusés, en particulier au début de la chrétienté, lorsque les premiers Chrétiens étaient persécutés par les Romains et devaient se cacher, puis lors des invasions perses et arabes.

À l’apogée, on sait qu’il existait au moins 16 niveaux (probablement plus, 8 visitables aujourd’hui), pouvant héberger plusieurs centaines de personnes (certains disent jusqu’à 10 000) pour 2-4 semaines. Un tunnel de 9km relie Derinkuyu à Kaimakli et leur permettait de sortir si la présence ennemie durait : le manque de soleil (vitamine D) et d’air frais ne permettait pas de longs séjours.

Comme les habitants prenaient leurs biens avec eux, il ne reste rien à déterrer mais on peut voir les traces d’habitation. Les mangeoires et trous de longe de l’étable. Les fours, presses à vin et étagères dans les cuisines. L’église avec un confessional et une croix pour les supplices (certains se faisaient même clouer dessus). Les puits d’aération déguisés en puits tout court. Les conduits de communication entre différents étages…

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Corridor de Derinkuyu

Claustrophobiques s’abstenir ! Les passages étaient juste ok pour moi en largeur, et on devait parfois se plier en deux dans les escaliers et conduits. Ça reste très impressionnant !

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Détour ensuite par la vallée d’Ilhara, longue de 14km et creusée dans le basalte par un bon gros tremblement de terre. Le fond de la gorge est parsemé d’églises creusées dans la roche et décorées de fresques, avec un monastère à l’embouchure.

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La rivière et les parois rocheuses typiques de la vallée

Une petite balade de 4h ponctuée de moutons, et un déjeuner pantagruélique plus tard, nous voilà donc partis (en minibus) pour le monastère de Selime…

Eh bien, holy shit, c’était une merveille ! Une sorte de cône de roche ponctué de plus petits cônes, selon la formation géologique de la région, et qui contient une cathédrale, une église et une chapelle de toute beauté, des tunnels, des escaliers au fond des passages, une cuisine gigantesque, etc, etc.

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Une petite partie du monastère de Selime

Il y avait une population de moines toute l’année, mais c’était aussi un centre de savoir donc les enfants des villages alentours venaient aussi s’instruire pendant les saisons creuses.

De loin, Selime bat toutes les églises et habitations que j’ai vu jusqu’ici. Difficile d’y accéder par soi-même mais ça vaut la peine.

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La cathédrale ou l'église, j'ai oublié :)

Et par-dessus le marché, la vue donne sur les formations rocheuses probablement utilisées pour Tatooine dans Star Wars ! :)

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Tatooine ?

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Après un passage rapide dans un centre d’artisanat (rempli d’onyx et d’émeraude), on était de retour vers 17h30. 8 bonnes heures de balade :)

Notre groupe était mélangé avec celui d’Insider Travel et leur guide, Efe, était vraiment très bon. Il a répondu à toutes nos questions stupides sur quel type de thé acheter et autres, en gros toutes les questions qu’on avait en réserve :)

All in all, le Green Tour est recommandé, quelle que soit l’agence par laquelle vous passez.

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La photographe en action, avec vue sur le panorama de Göreme et les mongolfières iconiques de la Cappadoce

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Publié par le 15 décembre 2012 dans Turquie

 

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