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Kandovan, la Cappadoce iranienne

13 Jan

Même si notre rencontre avec Reza et sa famille aura constitué le point central de notre séjour à Tabriz, nous avons tenu à faire les touristes un minimum. J’ai malheureusement attrapé un bon état grippal à mon réveil le deuxième jour (qui m’a bien tenu pendant 4 jours. Fièvre, toux, pression dans la poitrine, douleurs de la peau et des articulations : la grande joie !) donc on a pas pu aller skier.

Et on s’est donc rabattu sur Kandovan. On l’avait auparavant laissé de côté, étant donné qu’on avait vu la Cappadoce en Turquie. La différence, nous affirme M. Khan de l’Office de Tourisme, c’est qu’à Kandovan, les gens habitent toujours dans leurs maisons troglodytes. Oui, enfin, en Turquie aussi dans certaines cheminées… Mais la possibilité de voir une Cappadoce moins touristique, oui, pourquoi pas. Après tout, c’est ça ou rester au lit ! Et, apparemment, certaines maisons auraient été creusées il y a 700 ans.

Et nous voilà donc à partager une voiture / chauffeur avec Alexandra, une Slovaque, probablement la seule autre touriste en ville. L’aller-retour (une heure à chaque fois) et deux heures d’attente nous coûtent 200,000 rials chacun : 5 euros. Ça va, on survivra à la dépense !

Et Kandovan fut en effet épique. Mais pas au sens où on s’y attendait.

En chemin, quelques flocons commencent à tomber. Des petits, pas de quoi en faire un plat. Lorsqu’on arrive, ils commencent à grossir un peu, mais rien de bien grave. Le temps de rentrer dans un magasin artisanal et de boire le thé avec la dame (qui nous vend de la pâte d’abricots, hmmm), et voilà que le blizzard est là ! En une heure, le paysage est changé du tout au tout. Les rues, couvertes de boue ou de terre, sont enterrées sous 2cm de neige. En une heure.

Et ça tombe, ça tombe, ça tombe. On prend quelques photos, mais on se rend compte bien vite de l’évidence : il faut rentrer. Maintenait. Ou sinon il faudra peut-être passer la nuit au village… Et on a eu bien raison : à peine 10 minutes de route, et on s’arrête pour mettre les chaînes. Impossible de conduire en montagne sur une telle couche de neige. Les voitures qu’on avait croisées repassent dans l’autre direction : demi-tour pour eux aussi.

Pour Ferdi, ce fut un sacré baptême :p

Les maisons de Kandovan : toujours aussi rustiques et traditionnelles que lors des décennies précédentes

Les maisons de Kandovan : toujours aussi rustiques et traditionnelles que lors des décennies précédentes

 

Maisons traditionnelles

Maisons traditionnelles

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Et on utilise encore les ânes pour transporter les marchandises dans le village : les voitures ne montent pas les escaliers ;) Remarquez la différence de neige entre cette photo et la précédente !

En bas du village, la rivière s'est glacée !

En bas du village, la rivière s’est glacée !

Arbres de Noël :)

Arbres de Noël :)

 

Ferdi, le grand explorateur du Pôle Nord. Enfin, presque... Le bas du village est plus moderne, vous remarquerez.

Ferdi, le grand explorateur du Pôle Nord. Enfin, presque… Le bas du village est plus moderne, vous remarquerez.

Le chemin du retour. Il est 15h...

Le chemin du retour. Il est 15h…

Tout est silencieux, c'est parfait :)

Tout est silencieux, c’est parfait :)

Et c'est l'heure de mettre les chaînes ! Nous étions passés là 2 heures auparavant il n'y avait pas de neige.

Et c’est l’heure de mettre les chaînes ! Nous étions passés là 2 heures auparavant il n’y avait pas de neige.

 

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Publié par le 13 janvier 2013 dans Iran

 

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