RSS

Marathon, D-17

14 Nov

Quelque part en Iran, il y a 11 mois, je réfléchissais à mes « résolutions » pour 2013. Je n’aime pas tellement le mot, usé et re-usé, et surtout lié dans l’inconscient avec son copain « échec ». Je préfère dire « objectifs » ;) Des objectifs qu’on révise pendant l’année, des « habitudes » qu’on essaye d’installer petit à petit…

Deux des « habitudes » consistaient à faire des étirements et faire un peu de muscu (même si ce n’était que 10 pompes) tous les jours. Pour le moment, succès sur ces deux là :) Et l’un des objectifs, c’était donc de courir un semi-marathon une nouvelle fois… et d’essayer le marathon. Je crois que j’ai vraiment marqué le mot « essayer », parce que je savais que en théorie je pouvais le faire si je m’y mettais sérieusement, mais que j’avais mes doutes sur ma capacité à m’entraîner sérieusement sur l’année. Et j’avais pas tord…

Chaussures New Balance de novembre 2012, et ma nouvelle ceinture pour ma bouteille & mes gels d'endurance (achetée spécialement pour l'occasion, s'il vous plaît)

Chaussures New Balance de novembre 2012, et ma nouvelle ceinture pour ma bouteille & mes gels d’endurance (achetée spécialement pour l’occasion, s’il vous plaît)

J’ai bien couru toute l’année, mais avec mes 2/3 petites sorties de 4-5km par semaine. Pas de « long run » (longue course?), nécessaire pour augmenter le kilométrage que tes jambes sont capables de supporter. Le semi-marathon de juin annulé et reporté à fin septembre n’a pas aidé à étaler l’entraînement sur l’année non plus Enfin, ce sont des excuses :)

Et puis fin septembre, je me suis lancée : inscription au marathon de Singapour, le 1er décembre. Avec un prix d’inscription de près de 75€, les billets d’avion (20€ l’aller) et l’hôtel (50€ les 3 nuits en dortoir), j’ai investi trop d’argent pour reculer : il va bien falloir le courir !

Et puis, paf, premier jour en Inde et je me casse un orteil… J’ai dû attendre mi-octobre avant de faire une tentative et vérifier que 5km ne faisait pas mal, que j’étais bien guérie. Mi-octobre / 1er décembre : 6 mois pour passer de 5 km à 42. Bien sûr, on y croit…

On y croit.

Le 19 octobre, j’ai fait mon premier long run avec Veena, profitant de la course de Putrajaya pour me glisser discrètement dans les rangs des coureurs et faire 10 km, mes premiers depuis juin. Sans entraînement, j’ai fait 1h12, soit du 7min au kilomètre + arrêt pour boire. Je sais que je peux faire plus rapidement si je m’entraîne pour la vitesse, mais la priorité c’est la durée pour le moment. Alors on ralentit le tempo :)

Ligne d'arrivée, Putrakaya 10km

Ligne d’arrivée, Putrakaya 10km

Depuis, c’est un peu l’entraînement à la dure. Deux sorties de 5 à 7km la semaine, et un long run qui augmente de 5 km tous les weekends. Le 26, c’était 15 km, toute seule dans mon quartier, à marcher ici et là pour éviter d’attirer l’attention des chiens errants (ouais, les quartiers à majorité chinoise ont des inconvénients : ils aiment bien les chiens…). Le 3 novembre, c’était 20 km à 6h du mat’, avec Azeem, dans les collines boisées et huppées entre KL et sa banlieue : du 500 m de dénivelé total, et je me suis surprise à pouvoir papoter ici et là, quand je le voulais, sans souffrir – 2h35 pour 20 km. Super fière de moi, et l’impression qu’en fait ça sera possible.

Et dimanche dernier, le 10, Azeem m’a lâché, il pleuvait le matin, donc j’ai fini par le faire toute seule à 18h, dans le quartier d’une amie. La boucle que j’avais repéré faisait exactement 5 km et passait devant sa maison : atout sécurité, en plus de la bombe à poivre que j’avais dans la main à partir de 20h (ouais, KL et la sécurité, c’est pas toujours ça…). Toutes les 40 minutes (au début), Che Na sortait de sa maison et me tapait dans la main en encouragement. Au 3ème tour, lorsque j’ai commencé à fatiguer, elle m’a appelé toute paniquée à 55 minutes parce que je n’étais pas encore arrivée. 4ème tour, mes jambes ont lâché. Mal estimé l’inclinaison mortelle des 2 côtes du quartier (600 m de dénivelé en 20 km, pour 8 côtes en tout), et mes jambes ont décidé que ça le faisait plus. J’ai mis 1h30 de plus pour compléter mes 18-25 km, moitié marchant, moitie trottinant, en lâchant un ou deux « putain » quand ça faisait tellement mal que j’en avais les larmes aux yeux.

Bukit Damansara : suffisamment de trafic pour ne pas se sentir isolée, et assez peu pour ne pas suffoquer dans les pots d'échappement

Bukit Damansara : suffisamment de trafic pour ne pas se sentir isolée, et assez peu pour ne pas suffoquer dans les pots d’échappement de toutes ces voitures qui passent. En général, vers 21h, c’était une toutes les 15-30 secondes

Mais je l’ai fini. Et depuis, je suis toute avachie, un peu démoralisée. Ce weekend, c’est 30 km, je suis morte de trouille, et incapable de trouver un circuit de 30 km qui soit PLAT (traumatisée par les pentes ? Non, jamais…). Mais on va le faire. Le weekend d’après, on réduit le kilométrage et on la joue mollo pour rassembler l’énergie pré-marathon.

Il reste 2 semaines. A l’attaque :)

Publicités
 
2 Commentaires

Publié par le 14 novembre 2013 dans Malaisie

 

Étiquettes : , ,

2 réponses à “Marathon, D-17

  1. Chantal

    15 novembre 2013 at 19:05

    Incroyable Gaelle ! Je suis une fan silencieuse :)

     
  2. Dominique

    16 novembre 2013 at 03:13

    Courage Gaëlle et bravo! Tu m’épates toujours.
    Mais ce serait bien si tu pouvais courir accompagnée à chaque fois !! Ca te motiverait et tu serais plus en sécurité !!

     

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :